Claudine à Hô Chi Minh: 2ème partie

Notre chère Claudine est de retour avec la suite de son récit au Viêt-Nam.

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Bonjour! Tel que promis, je vous reviens avec les péripéties de mon voyage au Viêt-Nam. Il y a tant de choses à voir dans ce petit bout de pays…  Malgré sa forme longitunale, deux semaines ne suffisent pas pour couvrir, ne serait-ce que le sud du pays. Le temps limité nous oblige, nous sommes parties à la découverte du Delta du Mékong, le fleuve nationale, paradis des fameuses crevettes géantes & autres délices de l’eau, et certainement le grenier alimentaire du pays.

Sur mer

Quoi de mieux qu’une mini-croisière sur le Bassac III, un bateau exotique tout en bois.  Je n’avais jamais fait de croisière mais cette descente du Mékong (juste une petite partie), sur ce beau bateau de 24 passagers (nous n’étions que 10 personnes en fait), nous a ramené complètement à une autre époque.  En effet, voir tous ces bateaux de bois avec leurs charges (les bords du bateau sont presqu’à niveau avec l’eau du fleuve) ou encore le magnifique paysage des maison sur pilotis, c’est suréel.  La plupart vivent sur leur bateau et font la négoce des produits.  L’un vend des Durians (ce fameux fruit qui pue tellement qu’ils sont interdits dans la plupart des immeubles mais dont le goût surprend par sa douceur), l’autre des épinards d’eau et les acheteurs qui circulent à travers ces petits bateaux-maisons.  Incroyablement magnifique.

Sur terre

Après cette petite excursion marine, nous avons opté pour une aventure aérienne en direction du centre du Vietnam :  Hoi An.  C’est un petit paradis de sable blanc presque vierge!  La dernière fois j’avais vu un sable de cette couleur, j’étais dans le Sud et avec un millier de Québécois.  Il y a peu de touristes, une superbe plage publique immaculée, de mignons petits hotels (les grandes chaînes étaient quasi absentes), quelques pêcheurs locaux improvisés (étudiants en vacance scolaire qui participent à nourrir leur famille, à défaut de travailler pour gagner leur argent) et de charmants petits restaurants qui vous offrent les produits de la mer tout frais.  Ahhhh!  C’était l’autre paradis (je pense que je n’arrêtais de dire ça dans ma tête, à chaque destination qu’on découvrait).

Hoi An est reconnu pour ses couturiers et ses lampes de soie, à travers le pays.  Les locaux sont réellement talentueux et très versés dans l’art du tissu.  On peut y trouver de pures petites merveilles (que je ne peux malheureusement rapporter par manque d’espace dans ma valise).  Il faut aussi que vous essayez leur plat typique : la rose des sables.  Subtil à l’infini.  Oui, je suis très gourmande…

Après une belle journée à faire le « bacon », on a visité My Son, le site des temples hindou, protégé par l’ONU.  Je ne suis pas particulièrement attirée par les religions mais le site était de toute beauté sur son flan de montagne.  Les temples vous inspirent la sérénité malgré son état de destruction avancée.  Oui, la guerre du Vietnam est encore présente sur le site et la reconstruction demande les connaissances de plusieurs spécialistes provenant de partout au monde (malheureusement).   Une vraie merveille à conserver.

Retour au bercail: Ho Chi Minh. Contraste total entre Hoi An et la ville.  Elle grouille encore plus et on s’y fait de nouveau aux mobylettes et taxis climatisés.  Aussitôt qu’on dépose nos valises, aussitôt on part découvrir une autre attraction et réalité du Vietnam : les tunnels de Cu Chi.  Cœur fragile, s’abstenir.  Le site est à environ 1 heure en autobus et vous allez dans la zone rurale d’Ho Chi Minh.  La vraie campagne et non une banlieue, à l’heure du lever des coqs avec mon Banh Mi, sandwich vietnamienne (le mien contenait une omelette) frais fait devant vous juste avant d’embarquer dans votre tour organisé, le tout accompagné de jus frais, à demander sans sucre en passant (tout contient du sucre donc attention).

Sous terre

Les tunnels de Cu Chi sont en fait des tunnels souterrains que les Vietnamiens ont utilisé pendant plusieurs années pour survivre et résister aux ennemis!  Non mais, c’est large comme 45 cm  au max ?  Noir comme pas possible en-dedans et haut comme 1,50 m ?  Malgré mon petit gabarit (vous savez, je fais partie de ces gens qui n’arrivent pas à atteindre la 2e tablette des armoires de cuisine sans l’aide d’un escabeau), j’ai eu beaucoup de difficulté à passer à travers d’une toute petite section (vous pouvez le faire sur plusieurs mètres si le cœur vous en dit mais franchement, je suffoquais littéralement en plus de me coincer un peu partout dans le noir).  Il faut le visiter pour comprendre l’autre visage de cette guerre et le courage des Vietnamiens…  Mon cœur sensible est ressorti tout écorché.

Les jours qui ont suivi, on a découvert le théâtre de marionnettes sur l’eau (à voir même si vous n’êtes pas un enfant car il est unique au monde), le zoo (qui soit dit en passant est aussi le jardin botanique doublé du rôle de musée de l’histoire du Vietnam), suivi un cours de cuisine vietnamienne (adapté pour les non-Asiatiques), les marchés où acheter vos cadeaux (la patience est requise et surtout ne pas être claustrophe car les allées, à l’image physique des Vietnamiens, sont petits), mangé au resto préféré de Bradgelina (Oui, j’ai fait ma star d’Hollywood dans un resto pour fans d’architecture) avec des expatriés sympathiques, et ainsi de suite, sans fin.

Bref, je suis revenue avec l’envie d’y retourner et la promesse de le faire dans 10 ans.  Juste pour voir sa progression et vivre une autre facette du Vietnam.

Claudine

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